Séjour au Canada (jours 5 à 8)

Le Lac Saint-Jean et Tadoussac (le "coin des baleines")

Des motards en rang
Dam-en-Terre
Nous revoici, toujours sur les routes du Québec. Première anicroche avant de partir de Shiwinigan : en dépit d'une brève vérification des pneus avant de prendre possession d'une Ford Focus à Montréal-Trudeau, j'ai manqué qu'un des pneus était usé de manière irrégulière, avec un risque sérieux d'éclatement. Et bien sûr, l'agence de location Alamo/National la plus proche est à 30km, sans voiture de disponible. Résultat : j'ai fait remplacer ce pneu. Et tant pis si l'autre est à 50% d'usure ... il faudrait aussi le changer du coup. Il nous reste à se le faire rembourser quand on rendra la voiture. On a gardé le pneu d'origine, histoire d'être convainquants.


Dans la forêt du village fantôme
Nous sommes ensuite partis pour quelques quatre heures de route en direction de Dam-en-Terre sur les rives du lac Saint-Jean. Nous avons notamment croisés quelques motards (y compris un groupe parfaitement organisé en quinconce). Ils sont essentiellement en customs, grosses routières (Goldwing, Silverwing, Pan-European ... du Honda !), et hypersports. Je comprends bien ces motards qui "cruisent" paisiblement sur ces routes viroleuses à souhait. Bientôt il faudra rentrer les bécanes au garage pour sortir les scooters des neiges, alors il faut en profiter ! Bien nous en a pris de ne pas continuer avec le pneu endommagé vu la saucée qu'on s'est prise dès la moitié du parcours jusqu'à notre arrivée. Je ne connaissais pas encore l'aquaplanage, c'est chose faite. Il était trop tard pour visiter quoique ce soit et la météo était déplorable. On s'est contenté d'acheter de quoi manger et on est rentré au chalet du complexe. Ca change un peu de l'hôtel, et on est presque les seuls clients en cette saison. Moi qui voulait un peu de calme, je suis servi. Les prévisions météo annoncent du beau temps pour les jours suivants.
Les chutes du Val-Jalbert


Le lac Saint-Jean
Le Val-Jalbert
En effet, nous nous sommes réveillés le lendemain avec un temps ensoleillé, yahoo ! Nous avons été visiter le village fantôme de Val Jalbert au sud du lac Saint-Jean, avec ses chutes, et avons pu découvrir le paysage des petites villes telles que Chambord ou Alma.

Il s'agit essentiellement de maisons en bois, bien plus gaïes que la brique très présente à Montréal. Et là, je me questionne : en dehors des fermes et des commerçants, quelles sont les activités professionnelles par ici ? Je n'ai pas (encore) la réponse.

Nous avons pu goûter la fameuse poutine, LA spécialité cullinaire du Québec. En toute franchise, on n'a pas trouvé cela exceptionnel comparé à nos plats traditionnels (vive la cuisine française !). La poutine, c'est des frites toutes molles avec une bonne dose de fromage type cheddar donc pas très fort en goût, le tout baignant dans une sauce que je décrirais par "au jus de viande" (on n'a pas trop réussi à déceler de quoi elle est faite). Donc pas de coup de foudre pour ce plat local. Vous en jugerez par vous-même.

Une poutine
Le ferry de Tadoussac
Rebelotte le lendemain, nous avons remballé nos affaires et passé une partie de la journée autour du lac Saint Jean. Les plages étaient toujours aussi désertes. Dommage qu'il ait fait si frais (moins de 15°C), une séance de bronzette aurait été la bienvenue avec ce soleil qui semblait et semble décider à rester. Ce que nous avons trouvé assez remarquable : il y a souvent des maisons et chalets très près de l'eau, mais contrairement à ce qu'on peut souvent voir sur nos côtes, ça reste respectueux de l'environnement et s'y intègre assez bien.

Point d'observation de la Pointe-Noire
Notre chambre à Tadoussac
Puis ce fût direction le fleuve Saint-Laurent, en longeant le fjord du Saguenay à travers le parc du même nom. Pour être plus précis, si j'ai bien lu les cartes, le fjord du Saguenay part du lac Saint-Jean après les grand et petit déversoirs (titres consacrés) et s'étend jusqu'à l'estuaire du fleuve Saint-Laurent, où se rencontrent les eaux douces et salées. Ceci amène, parait-il, une bio-diversité marine importante dans le parc marin du Saguenay-Saint-Laurent. A noter qu'à l'entrée du parc du Saguenay, la prochaine station service est annoncée à 73km. Prière de vérifier son réservoir d'essence et de ne pas tomber en panne.

Le café Bohème
Arrivés à Tadoussac, nous avons découvert que nous devions prendre ... un ferry pour passer l'embouchure du fjord. Tiens, le GPS ne nous l'avait pas annoncé ... ou pas encore. Soudainement, il nous a sorti "montez à bord du ferry pour rejoindre". Sacré comique ce GPS, surtout quand j'avais effectivement un tel navire à 30m de mes yeux lors de cette annonce ! La bonne nouvelle : ce ferry est gratuit, et il y en a toutes les 20mn (on passe à 40mn puis 60men soirée puis la nuit). Nous avons également eu la bonne surprise de découvrir que notre môtel avait pratiquement les pieds dans l'eau. Le village de Tadoussac est vraiment très joli. Petite pause chocolat chaud ou bière dans le café Bohème, depuis j'enverrai plus tard cet article. C'était vraiment très mignon; j'imaginais l'allure que ça doit avoir avec l'enneigement. Autour de nous, ça parlait allemand, anglais, diverses langues que je n'ai pas reconnue, et bien sûr français avec l'accent ... de France. C'est fou tous les compatriotes en vacances qu'on peut croiser au Québec !

Notre passage à Tadoussac
Une baleine qui plonge
Le lendemain matin, balade à pied dans Tadoussac. Je m'en doutais depuis longtemps, maintenant j'en suis sûr : je suis dingue des maisons en bois. Celles de ce village transpirent la gaïeté, la chaleur humaine et le bon accueil qui nous est réservé. On a envie de se poser là et de fainéanter jusqu'au soir. L'après-midi, embarquement à bord d'une des croisières aux baleines pour environ 2h30. Nous n'en avons qu'aperçues que quelques unes, mais ça vaut néanmoins le coup. Céline s'en est bien mieux sortie que moi pour les immortaliser (les baleines) avec l'appareil photo, et se console ainsi de ne pas avoir vu de caribous. Nous avons pu voir trois espèces de baleines, dont le petit rorqual et le béluga.

Tadoussac
Demain, retour dans les grandes villes, en commençant par Québec, suivie d'Ottawa et Toronto, avant de retourner sur le Vieux Continent.

Séjour au Canada (jours 3 et 4)

Montréal et le parc de la Mauricie

Notre hôtel
Suite de notre périple ... pas périlleux du tout ! La troisième journée (jeudi), fin de notre séjour à Montréal, fut consacrée à une brève visite de l'Université McGill, puis de la basilique Notre-Dame, et enfin du parc Mont-Royal. Le quatrième jour nous avons pris la route (pas très longtemps - environ 170km) pour le Parc de la Mauricie avec un pied à terre à Shawinigan.

McGill University
Ecole de musique
Montréal compte plusieurs université, dont l'Université McGill, anglophone mais surtout la plus ancienne université du Canada. Parmi les départements présents : lettres et sciences humaines, musique, mathématiques et ingénierie en informatique, médecine (avec l'hôpital universitaire à côté). Je regrette la diversité architecturale des bâtiments, des plus anciens (que je préfère) au plus récents (y compris années 60-70 je pense) assez "bofs" à mon goût. En comparaison avec un campus comme celui de Bordeaux, c'est cependant quand même bien plus classe (si on excepte l'ENSEIRB, histoire de faire un peu de chauvinisme :). Un tunnel destiné à relier plusieurs bâtiments est en cour de construction : l'hiver approchant, il risque de trouver son utilité très très rapidement.



L'histoire de Marie-Ville
La basilique Notre-Dame
A présent, direction la basilique Notre-Dame, au Vieux-Montréal, Place d'Armes. Cette basilique est, en comparaison des basiliques européennes, très récente, puisqu'elle a été achevée dans sa version actuelle en 1830. Elle est en excellent état, ce qui fait plaisir à voir. Son état intérieur et extérieur est impeccable. Dommage que les flashs y soient autorisés. Parmi les points que j'ai retenu, la basilique a été conçue comme un théâtre, raison pour laquelle l'entrée est plus haute de un mètre que l'autel. Ceci afin de permettre à tous, y compris ceux du fond, d'assister aux messes avec "le son et l'image". La voûte présente un ciel parsemé de 5000 étoiles découpées dans des feuilles d'or, posées une à une. La basilique accueille aussi un orgue contenant près de 7000 tuyaux, une console de 4 claviers et un pédalier. Il fait entendre près de 97 jeux différents. Enfin, les vitraux du rez-de-chaussée retracent l'histoire de Ville-Marie (l'arrondissement incluant le Vieux-Montréal) et furent exécutés à l'atelier Francis Chigot de Limoges, en France.
Cheese !

Vue de Mont-Royal
Après le "dîner" (le déjeuner en québécois, le petit-déjeuner étant le "déjeuner" et le dîner le "souper"), nous sommes partis marcher dans le fameux parc Mont-Royal. J'ai appris un peu plus tôt l'origine du nom Montréal : il s'agit de l'abbréviation de "Mont-Royal", en raison de ce relief. A savoir qu'il faut distinguer deux "Mont-Royal". Le parc, mais aussi le plateau qui est au nord-est du parc. Pour revenir au parc, il s'agit de mon premier vrai bain de verdure sans brouillard de pollution depuis bien longtemps, c'est donc un grand bol de fraicheur que j'ai pris là. Céline était obsédée par les écureuils (non Céline, on ne peut pas en ramener un dans les bagages !) qui semblent bien accoutumés à la présence de l'homme.

En plein repas
Tu veux ma photo ?
Moment souvenir : j'ai réussi à en caresser un. Ok, deux secondes plus tard, ma main en gardait la trace avec quelques griffures :). Nous sommes arrivés un peu par hasard au sommet du Mont-Royal, qui offre une vue magnifique sur la ville. Les photos en témoignent.

En cherchant bien, on peut deviner (pas sur les photos malheureusement) des montagnes qui doivent bien être à 30 ou 40km. Nous apprécions d'autant plus ce temps ensoleillé.

Le lendemain, après avoir posté quelques cartes postales et fait un dernier tour dans une des banlieues de Montréal, nous avons pris la route pour le Parc de la Mauricie. Nous avons notamment emprunté l'autoroute 55 qui fait partie de la Transquébécoise.
Parc Mont-Royal
Pas si faroche l'écureuil !
Côté vitesse, les limites légales sont 60km/h au minimum et 100km/h au maximum. Dans la pratique, ça roule à au moins 110km/h et ça monte raisonnablement jusqu'à 140km/h. Ouf, on va pas trop trainer pour les trajets plus longs. Comme aux Etats-Unis, l'état des routes est franchement moyen et des suspensions souples sont de rigueur. Notre pauvre Clio 2 souffrirait ici, en dépit de son bon état.

Parc de la Mauricie
On fait bronzette ?
Le Parc de la Mauricie est traversé par une petite route de 70km, pas évidente à trouver avec le GPS, et soumise au paiement d'une redevance (CAD 5.00 par personne, plus les taxes, soit CAD 15.00 pour deux adultes). Cette route est fermée demain pour cause de compétition de vélo, on est tombé juste à temps ! Nous comprenons assez rapidement la justification du paiement d'un droit de passage. La route est ici en très bon état, ce qui est impératif car ça tourne beaucoup, le tout en montées et descentes. Un vrai paradis pour motard. Nous en avons notamment croisé un en GSX-R 750 qui semblait en profiter vu son rythme. Les nombreux lacs que la route longe sont entourés d'installations visiblement très bien entretenues (barbecues, tables de pic-nic, toilettes, etc). L'été, j'imagine que le parc est bien plus occupé par les touristes, car nous avons croisé bien peu de monde. Au bord de certains lacs, nous avions vraiment l'impression d'être seuls au monde. Un vrai bonheur. Nous aurions eu plus de temps, nous nous serions bien posés pour une sieste, au bord de l'eau avec le soleil pour nous bercer. Enfin un peu de calme, très loin de la frénésie francilienne (nan, j'veux pas rentrer !!!)
J'ferais bien trempête
La suite de notre voyage n'arrivera pas avant plusieurs jours car nous n'aurons probablement aucun accès à Internet dans nos deux prochaines destinations : le Lac Saint-Jean et Tadoussac.

Séjour au Canada (jours 1 et 2)

Notre arrivée au Canada à Montréal

Nous réalisons enfin un vieux rêve commun : visiter le Canada. Au programme : Montréal, La Mauricie, Le lac Saint Jean, Tadoussac, Québec, Ottawa, Toronto et les chutes du Niagara.

Premier aperçu de la ville
Nous sommes arrivés hier à l'aéroport de Montréal-Trudeau (qui fût le baptême de l'air de Céline) et avons commencé une brève visite de la ville en voiture, un peu au hasard, avec le support bien appréciable du GPS. Côté météo, il fait à peu près les mêmes températures qu'à Paris (environ 10°C le matin, 20°C l'après-midi) avec un temps ensoleillé parfois assombri, et pas mal de vent.

Côté ville, comme je le disais ci-dessus, première prise de contact à bord la voiture de location, avec l'apprentissage du code de la route local . Tiens, il y a des compte-à-rebours pour les passages piétons. Très pratique. Les montréalais ont une conduite tout aussi dynamique que les français, mais plus détendue. On ne se prend pas des coup de klaxon dès qu'on évite de griller le feu orange, tandis que piétons et automobilistes semblent bien mieux cohabiter. Peut-être est-ce parce que les conducteurs n'ont pas oublié qu'ils sont aussi piétons, et inversement.

La château Ramezay
Pour se déplacer, la voiture n'est pas forcément le plus pratique. Un passe trois jours donnant accès aux transports en commun (les bus et les quatre lignes de métro de la STM) est plus adapté. Il vous en coûtera CAD 17.00 sans les taxes, CAD 9.00 pour une seule journée. Le métro est beaucoup moins étouffant que celui de Paris (ou encore Londres) avec des hauteurs de plafonds très importantes ainsi que de larges couloirs. Je crois deviner que c'est très utile l'hiver tandis les gens passent de la vie en surface à la ville souterraine. En revanche, il fait très chaud dans certaines stations.

On a vraiment quitté l'Europe ?!
Un bar/restaurant "Européen"
Nous avons visité le Vieux-Montréal, quartier peu étendu qui donne sur une des rives du Saint Laurent, avec certaines rues pavées. Autant le dire : c'est LE coin touristique de la ville où on trouvera en quantité les échoppes à souvenirs. C'est dans un de ces magasins que nous avons tapé la discut' avec une commerçante d'origine française (bretonne même !), ayant habité à Paris et expatriée depuis une décennie au Canada. Nous avons beaucoup apprécié de discuter avec elle (on connait la moitié de la vie de ses filles désormais :). N'hésitez pas à lui faire un coucou de "deux bordelais franciliens" si vous vous rendez au Vieux-Montréal. L'échoppe se trouve au croisement des rues Saint-Paul et Saint-Gabriel.

Passez faire coucou dans ce magasin
Ce fût ensuite une croisière d'une heure et demie sur le Saint-Laurent. C'est sympa pour prendre quelques photos de la ville depuis le fleuve pendant qu'un corsaire nous conte dans les deux langues l'Histoire des bords du fleuve et des bâtiments visibles depuis ce dernier. Mais autant être franc : la ville passée, on a sur notre droite de la verdure, et sur notre gauche le port de marchandises de Montréal (troisième port d'Amérique du Nord) : rien de très attrayant. Préférez la croisière plus courte d'une heure, ça devrait amplement suffir.

Place Jacques Cartier

Tellement plus fun ainsi !
Enfin, nous avons parcouru à pied la rue Sainte-Catherine, qui tout comme à Bordeaux mais sans être piétonne, est la principale rue commerçante. Nous sommes aussi passés par une partie de la "ville souterraine. Elle est actuellement peu fréquentée, ce qui doit s'expliquer par la météo très agréable. On peut comprendre que les montréalais retardent le plus possible le moment d'aller s'enfouir sous terre pour circuler, lorsqu'arrive la neige.
Chinatown

When sysadmins ruled the Earth

Internet est attaqué à l’échelle mondiale par des vers qui le font s’effondrer en partie. Des milliers d’ingénieurs se retrouvent côte à côte pour réparer les dégâts, s’enfermant dans les centaines de centres d’hébergements qui constituent Internet, isolés du monde réel.
 
S’en suit une attaque bien plus concrète et dévastatrice : le Monde est sous le feu d’attaques massives à base d’armes conventionnelles, biologiques et nucléaires.

C’est ainsi que les « sysadmins » deviennent les nouveaux gouvernants du Monde afin de le sauver.

Il s’agit d’une nouvelle de Cory Doctorow qu’il nous présente ici (en anglais) et dont le texte original est disponible ici et ici. Une traduction française est disponible ici.

Il nous explique que cette nouvelle fait partie d’un groupe de cinq autres intitulé Overclocked : Stories of the Future Present publié en 2007. Je n’ai encore lu que celle-ci ; je ne vais pas trainer pour lire les autres !

Pour ceux qui ne savent pas quoi faire de leur pause déjeuner, voici une lecture toute trouvée.

Balade vers Pierrefonds

  • Date : 29 juin 2008.
  • Régions : Ile de France, Picardie.
  • Kilométrage : 162km (prévoir de refaire le plein au besoin).
  • Durée : environ 3h15 sans la pause déjeuner ou bronzette.
Balade assez roulante (un peu trop pour ma passagère au début d’ailleurs) avec quelques séries de virolos bien serrés tout en relief à prendre avec beaucoup de prudence (heureusement le revêtement était bon à ces endroits là). On en a vu frotter les cales-pieds ou l’échappement. Ayant peu roulé ces derniers temps, ça m’a permis de me reconcentrer sur les trajectoires en virage.

Nous avons déjeuné à Pierrefonds au restaurant/snack "Le Kiosque" en réservant à l’avance. Viande cuite au feu de bois, contexte verdoyant et reposant.

Pour les photos prises par les autres participants, c’est par ici. Merci à SevenUp pour l’oganisation de la balade !

Quelques photos :
Déjeuner au bord d'un petit lac à Pierrefonds
Coin pour une pause
Pause glandouille et bronzette
La Ducati se fait remarquer